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Comment passer plus de temps en famille

Comment passer plus de temps en famille
 
19.04.13 - Tout le monde s’accorde à dire que la famille devrait être au centre de nos préoccupations. Mais comment, dans le tourbillon de nos activités, dégager du temps ?
pour elle ?
«Si vous dites “oui” à votre famille, vous devez par la force des choses dire “non” à d’autres engagements. La famille et les relations entre adultes et enfants sont plus importantes que le travail et les loisirs». Jesper Juul, thérapeute familial danois et auteur de Das Familienhaus (ndlr: La maison familiale, éd. Kösel-Verlag), en est convaincu: dans une famille, il faut passer du temps ensemble «Le jeu et la communication en famille créent les bases du développement personnel.»

Le mythe du parent parfait et organisé
Voilà une belle théorie. Mais dans la pratique, comment refuser une activité bénévole, par exemple à l’Eglise ou dans un club sportif ? Il est aussi difficile de dire à la maîtresse de l’aîné qu’on ne peut pas tenir de stand à la fête annuelle de l’école parce que l’on doit aider le cadet pour ses devoirs de mathématiques... On risque de se heurter à certaines incompréhensions et même aux reproches d’autres mamans: «Si tout le monde se dérobait comme vous, l’école ne pourrait plus organiser sa fête annuelle.
..»

A l’heure où la publicité met en scène des parents parfaits, à l’ère aussi du lave-vaisselle, du Smartphone et du robot-ménager, comment notre entourage comprendra-t-il que nous soyons débordés ? «Avec une bonne organisation, tout doit être possible», nous dira-t-on. Est-ce vrai ? L’organisation fait-elle tout, comme un coup de baguette magique qui guérirait une maladie soudaine ou effacerait de l’agenda une charge trop importante ? La réponse de Jesper Juul: «L’organisation facilite les choses, mais si elle occupe le devant de la scène, on perd la sensation du vivre ensemble et l’on devient spectateur de sa propre vie.»

Réfléchir avant de dire «oui»
Celui qui ne veut pas vivre ce rôle de spectateur doit apprendre à dire “non” ; clairement et sans mauvaise conscience. Barbara, maman et coach d’écoliers, en connaît un rayon: «Si vous désirez dire “non” mais que vous n’y parvenez pas, mettez dans la balance les conséquences d’un “oui” et celles d’un “non”. Si vous dites “oui”, qu’allez-vous retirer de cet engagement que vous ferez contre votre volonté ? Si vous avez les réponses à ces questions, votre “non” sera plus facile. Vous aurez des arguments pour vous défendre». Alors quand on vous sollicite pour un engagement, demandez un temps de réflexion avant de donner votre réponse. Un «non» affectueux est toujours synonyme de «j’aimerais le faire, mais ce n’est pas possible pour le moment».
La comparaison est en tous les cas à bannir. La théologienne et psychothérapeute Helga Kohler-Spiegel rappelle en effet que «ce que les autres arrivent à faire n’est pas la mesure de toutes choses, mais uniquement ce qui est important pour eux et pour leurs enfants». Autrement dit, ce n’est pas parce que vos voisins vont au cinéma deux fois par semaine avec leurs enfants que vous devez faire de même...

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