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Elle a ouvert son cœur, ses bras et sa ferme aux enfants

Elle a ouvert son cœur, ses bras et sa ferme aux enfants
 
02.11.17 - Sans enfants, Lilette et son mari se tournent vers l’accueil d’enfants placés en institution. Leur ferme devient un refuge pour beaucoup.
Rien ne prédestinait, à l’origine, Lilette et son mari à devenir famille d’accueil. Mais quand elle considère leur parcours, avec le recul, elle se dit que c’est une aventure qu’elle ne regrette pas.

Une proposition inattendue
Mariés depuis trente-quatre ans, Lilette et son mari n’ont jamais eu d’enfants. Agriculteurs, leur habitation à la campagne était bien vide et calme. Le temps passant et les enfants ne venant toujours pas, une amie lui propose de devenir famille d’accueil. «Pourquoi pas», se dit Lilette, pensant dans un premier temps au revenu complémentaire que cela pourrait apporter, en plus de leurs activités agricoles.

Nounou, c’est un métier comme un autre, avec ses joies et ses peines… qui semble présenter deux avantages: Lilette peut s’occuper d’enfants, ce qui lui ferait plaisir, et puis, elle peut rester à la maison pour aider son mari aux champs.

Le directeur de la maison d’enfants de la Ddass (aujourd’hui ASE - aide sociale à l’enfance) vient rendre visite au couple dès le lendemain. Les enfants placés en institution, grandissant loin de leurs parents biologiques, sont nombreux, et les candidats pour les accueillir dans un vrai cadre familial sont trop rares.

Intégrer des enfants dans le quotidien
Lilette passe par le processus d’agrément.
Assistante sociale et psychologue font le tour de la maison, et la préviennent sans ménagement: «Il ne faut surtout pas s’attacher aux enfants!» Par expérience, les travailleurs sociaux savent que les enfants peuvent être placés et retirés à tout moment de leur famille d’accueil.

Parfois pour leur bonheur, leur famille biologique est en mesure de les prendre en charge. Parfois, ils sont déplacés pour des raisons plus obscures que seuls les juges pour enfants connaissent.
Au début, Lilette aborde sa nouvelle activité comme un «travail», tout en y mettant son cœur. Elle accueille à son domicile deux enfants, qui ne sont pas frère et sœur. Elle détecte deux besoins primordiaux chez eux. D’abord: «Apprendre les règles de la vie quotidienne. Dire “merci”, “s’il te plait”, se mettre à table pour manger, etc.» Elle se souvient que l’un d’eux s’installait systématiquement sur le tapis pour se nourrir.

Dans certains cas, le rôle de son mari a été déterminant, pour «donner des ordres de façon ferme, taper du poing sur la table quand il le fallait». Lilette est convaincue: «Pour faire famille d’accueil, il faut être deux.
(...)
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Illustration/Photo: © iStockphoto
 

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