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Frères et sœurs, de rivaux à complices

Frères et sœurs, de rivaux à complices
 
31.07.18 - La relation d’amour-haine qui lie des frères et sœurs peut parfois devenir pesante pour les parents qui jouent les médiateurs. Et s’ils apprenaient à les gérer de façon autonome? Le point.
Luca et Alban partagent la même chambre. Luca, neuf ans, cherche du calme pour se concentrer sur ses devoirs. Alban, cinq ans, veut à tout prix jouer avec son grand frère et fait tournoyer son avion au dessus de sa tête. La tension monte, les cris vont bientôt fuser. Les disputes récurrentes entre enfants peuvent fatiguer, inquiéter et désespérer des parents. Entre interventionnisme systématique et le parti pris qu’ils finiront bien par se réconcilier tout seuls, quelle est la meilleure attitude?

Le conflit est inévitable
Nina Bataille est coach familiale et auteure du livre Frère et sœur, de la rivalité à la complicité (éd. Larousse). Retraçant l’histoire humaine depuis Abel et Caïn jusqu’aux deux sœurs de La Reine des Neiges, Elsa et Anna, elle prévient d’emblée: «Préparez-vous, les conflits arrivent. Le problème n’est pas tant de les éviter, puisque l’on sait pertinemment qu’ils vont se présenter.
Si la plupart des rivalités et jalousies prennent leur source dans l’enfance, c’est bien la manière dont les parents vont interagir avec leurs enfants et la façon dont ils vont s’y prendre pour régler leurs disputes qui feront toute la différence.»

Pour la coach, il est donc impératif de faire, en tout premier lieu, le deuil d’une famille sans dispute: ça n’existe pas, ou alors c’est le signe d’un problème encore plus grave qui ne s’exprime pas.
Puisque les conflits vont survenir, autant en faire des alliés, recommande la coach. «Et si les parents profitaient de ces disputes pour enseigner des compétences qui permettraient aux enfants de devenir des adultes stables, capables à leur tour de bien gérer les conflits, de savoir vivre ensemble, d’acquérir un sain esprit de compétition?»

Quelle est la nature du conflit?
Pour relever ce défi, il est impératif de parvenir au discernement de la cause profonde des disputes: les enfants sont-ils jaloux les uns des autres? Ont-ils des besoins différents qui s’expriment au même moment? L’un d’entre eux décharge-t-il sur les autres son stress de la journée? La situation de Luca et Alban peut s’interpréter de plusieurs façons.
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Prendre soin de soi d’abord pour être disponible

Aider nos enfants à régler leurs conflits demande disponibilité et énergie. Pour relever ce défi au mieux, il est donc impératif de s’accorder du temps à soi-même pour se ressourcer et recharger les batteries. «Vous ne pouvez pas toujours faire passer vos enfants avant vous car vous ne tiendrez pas sur la durée», prévient Nina Bataille.
Pour elle, élever des enfants est une course d’endurance, pas un sprint. Or, les activités qui nous ressourcent peuvent être nombreuses. Elles peuvent même être «fatiguantes», comme faire du sport, mais elles nous dynamisent et nous valorisent. Et la coach d’énumérer des pistes: «Prendre un repas avec un ami, téléphoner à une copine, contempler la nature, paresser au soleil, prendre le temps de lire, s’adonner à un passe-temps, cuisiner, bricoler, jouer d’un instrument, regarder son émission de télévision préférée, etc.»

 

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