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Ils ont fait de la mixité la force de leur couple

Ils ont fait de la mixité la force de leur couple
 
01.11.18 - Issus de deux cultures différentes, leur amour les a poussés à surmonter leurs divergences. Une enquête réalisée en partenariat avec les éditions Farel, éditeur de «Viv(r)e le couple interculturel».
Fabrice et Anne-Sophie
Fabrice a gardé pour la cuisine mauricienne l’attachement qu’on a pour tout ce qui a bercé une enfance heureuse. Aussi était-il essentiel que sa future femme comprenne l’importance de cette part de sa culture. «J’avais besoin et même envie de ce genre d’effort: ce n’est pas seulement confortable mais rassurant que la personne qui partage ma vie partage un peu de ma culture», explique-t-il.
Cette attente a coïncidé avec l’intérêt pour la cuisine d’Anne-Sophie, qu’il a épousée au printemps. Livres de recettes, épiceries où trouver des produits des îles et confection de plats que Fabrice n’avait plus mangés depuis des années, autant de petits gestes d’amour qui ont eu de grands effets! «Il faut avoir envie de découvrir l’autre et de s’adapter», résume la jeune femme. Sinon, les contraintes risquent vite de peser. Lors de leur voyage à l’île Maurice, par exemple, Anne-Sophie s’est parfois sentie isolée du fait de la barrière de la langue. Car si les Mauriciens sont francophones, ils parlent plus facilement l’anglais et le créole. Heureusement, la bonne volonté commune arrondit les angles: Fabrice sert de traducteur, la famille privilégie le français et Anne-Sophie a commencé à apprendre le créole.
Leurs relations respectives avec la famille sont aussi très différentes: spontanées et intimes du côté d’Anne-Sophie, pudiques et réservées du côté de Fabrice.
«Au début, on ne se rend pas compte que c’est culturel», relate Anne-Sophie. Une fois identifiée l’origine du décalage, il est plus facile d’accepter de fonctionner différemment, sans chercher à se convaincre.

Abdoulaye et Isabelle
Abdoulaye, d’origine burkinabée et Isabelle, de culture française, sont mariés depuis 2013. Ils ont accueilli leur premier enfant il y a un an. S’ils ont une langue commune, le français, ce qui facilite la communication, le sens d’un mot peut toujours en cacher un autre. Ainsi, «j’arrive» signifie pour Abdoulaye qu’il est sur le départ et «ça te tente de boire un verre?» ne sous-entend pas qu’Isabelle lui propose une activité subversive. «Dès le départ, c’est le dialogue qui nous a permis de mieux nous comprendre. Il y a eu beaucoup de discussions», se souvient Abdoulaye. Les différentes traditions ont aussi dû être expliquées. Par exemple, pour Isabelle, partir en vacances ou en week-end était une évidence tandis que pour son mari, ce sont de nouvelles habitudes. Par ailleurs, pour Abdoulaye, on ne dort pas dans le même lieu que ses beaux-parents alors que c’est fréquent dans la culture française.
Sur ce chemin de la connaissance de soi et de l’autre, partager la même foi a permis au couple d’avoir des références communes.
(...)
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