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L’impact de la perte d’un enfant

L’impact de la perte d’un enfant
 
26.04.19 - La perte d’un enfant provoque une profonde souffrance dans la vie d’un couple et d’une famille. Comment vivre et affronter le deuil sans s’éloigner les uns des autres?
Cette année, cela fait vingt ans que Maryse et Rolf ont perdu leur fille Prisca. Elle avait onze ans. «En février, nous nous sommes retrouvés en famille autour de la tombe de notre enfant pour un temps de souvenirs et de prière. Notre gendre et nos petits-enfants nous accompagnaient pour la première fois. Il y avait profondeur et larmes», partage Maryse.
Même si la violence du chagrin s’atténue avec les années, elle n’oublie pas qu’elle a eu cette fille. «Parfois un chagrin doux revient: c’est une réalité et je l’accepte.» Alors que dans l’épreuve, Maryse et Rolf ont tenu bon, bien des couples confrontés au décès d’un enfant se brisent. Comment ne pas perdre son conjoint en même temps que son enfant?

Une tempête
«Le décès d’un enfant est un tel tsunami dans une vie de famille qu’on ne peut généraliser les réactions.
Chacun va le gérer selon sa systémique familiale d’avant», répond Noëlle Sennwald. Au bénéfice d’un long cursus d’aumônerie et de soins palliatifs, cette retraitée continue d’offrir de l’accompagnement, notamment à des personnes confrontées à la mort.
«Les épreuves de la vie, c’est comme une tempête, ça balaie tout. Il n’y a que ce qui se trouve sur un solide fondement qui résiste», confirme Rolf, ajoutant que son épouse et lui n’étaient pas conscients de l’existence de ce socle avant de perdre une de leurs filles.

Différentes réactions
Chacun a son histoire personnelle face à la mort et personne ne peut savoir comment il réagira, relève Noëlle Sennwald; les réactions vont du déni à la culpabilité et encore à la honte (amplifiées lors d’un suicide ou d’une overdose) en passant par le repli sur soi: «J’ai connu un mari qui s’est noyé dans le travail pour ne pas sentir la douleur, alors que sa femme avait besoin de revivre chaque instant du drame en se demandant ce qu’elle aurait pu faire. Que l’un veuille “sentir” sa douleur et l’autre non a mis une distance entre eux», relate-t-elle.
Que faire dans cette situation? Se tourner individuellement vers un professionnel, un groupe de paroles, un pasteur/curé pour savoir comment vivre sa propre souffrance et aller dans le sens de son partenaire.
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Un film réussi sur la vie après le drame

Réaliser un film apaisant et plein d’espoir sur une réalité extrêmement douloureuse qu’est la perte d’un enfant, tel est le pari réussi par l’équipe du film «Et je choisis de vivre» co-réalisé par Damien Boyer et Nans Thomassey et qui sortira le 22 mai au cinéma. Comment se relever quand on vient de perdre son fils la veille de son premier anniversaire? Comment surmonter l’épreuve? Cette douleur vécue intérieurement aura-t-elle une fin? Comment reprendre goût à la vie? Toutes ces questions, Amande, 30 ans, les a affrontées après avoir enterré son fils Gaspar.
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