L'article

Le couple à l’épreuve d’une fausse couche

Le couple à l’épreuve d’une fausse couche
 
05.02.18 - Perdre un enfant alors qu’il n’est pas encore né est une épreuve que connaissent de nombreux couples. Trois femmes témoignent de cette perte et du deuil qui a suivi pour elles et leur conjoint.
«J’ai fait une fausse couche»: Ce n’est pas le genre d’information qu’une femme partage facilement. A plus forte raison, il est rare d’entendre un homme annoncer que sa compagne a perdu un bébé. Pourtant, selon certaines statistiques, les fausses couches précoces (moins de quatorze semaines d’aménorrhée) toucheraient une femme sur quatre. Natacha, Salomé et Mélanie partagent leur vécu et comment elles ont traversé ces pertes douloureuses, épaulées par leurs maris.

La culpabilité
«J’ai eu le sentiment que le sol s’ouvrait sous mes pieds.» C’est ainsi que Natacha, trente-quatre ans, se souvient du moment où son gynécologue lui a annoncé, ainsi qu’à son mari, la perte de leur bébé. A treize semaines, elle n’était qu’au début de sa grossesse, mais cette mauvaise nouvelle a ébranlé le couple, qui avait déjà mis une année pour concevoir ce bébé.
Après un premier contrôle normal, les deux conjoints se sentaient confiants et ils avaient même amené leur fille aînée de deux ans et demi pour assister à l’échographie. A l’incompréhension et à l’injustice ressenties s’est encore ajouté un fort sentiment de culpabilité: «J’ai pensé que mon corps n’avait pas fait son travail, que j’avais dû faire quelque chose de faux, trop d’efforts», détaille la trentenaire. Plusieurs années après cet événement, elle vivra encore une autre fausse couche entre ses deuxième et troisième enfants.


Doutes, colère et jalousie
Les deux fausses couches consécutives de Salomé en 2013 ont aussi été un crève-coeur, d'autant plus que le couple, aujourd’hui parents de deux enfants, ne l’était pas encore: «Cela a éveillé plein de doutes. Et si je n’allais jamais avoir d’enfant? J’avais aussi l’impression que toutes les femmes autour de moi étaient enceintes ou venaient d’avoir un enfant; ça me rendait un peu jalouse», témoigne la jeune femme. Les choses se sont apaisées lorsque Salomé s’est rendu compte qu’elle n’était pas la seule dans ce cas.
Mélanie, la trentaine, est l’heureuse maman de deux bambins. Mais chacune de ses grossesses a été précédée d’une fausse couche.
(...)
Lire la suite Commander ce numéro S'abonner

Alliance Presse est un groupe de presse indépendant, spécialisé dans la presse chrétienne.

Pour accomplir sa mission d'information de façon professionnelle, Alliance Presse dépend de la générosité de celles et ceux qui apprécient ses magazines et ses sites internet.

Je manifeste mon soutien à Alliance Presse en ajoutant un don de
    
 
Une faute d'orthographe, une erreur ou un abus dans les réactions: signalez-le à la rédaction.


Pas de réactions pour l'instant: soyez le premier à réagir sur cette page.

Saisir votre réaction

Se connecter/S'inscrire pour réagir
 
Crédits
Illustration/Photo: © iStockphoto
 
En savoir plus

Avis d’expert

Sandra Dubi est impliquée dans l’association S2V, qui aide les femmes en situation de perte de grossesse. Elle répond à trois questions au sujet de la fausse couche:

Pourquoi les femmes qui vivent une fausse couche ont-elles tendance à culpabiliser?
Car leur nature profonde est de protéger leur enfant, de le materner et d’en prendre soin. Elles doivent savoir qu’elles ne sont pas responsables de cette perte.
(...)
 

Facebook
 
éditeur

Un site
d'Alliance Presse



 

x