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Nos choix en amour en disent long sur qui nous sommes

Nos choix en amour en disent long sur qui nous sommes
 
05.08.19 - Repérer son style d’attachement amoureux pour cesser de répéter les mêmes schémas: tel est l’objectif de l’ouvrage «Dis-moi qui tu aimes, je te dirai qui tu es» (éd. Flammarion ou J’ai lu). Entretien avec son enthousiaste auteur, le docteur en psychologie clinicienne Marc Pistorio.
Quel est le lien entre l’attachement amoureux à l’âge adulte et celui avec ses parents dans la prime enfance?
John Bowlby a bien identifié le lien d’attachement qui se crée entre le jeune enfant et ses parents, plus précisément sa mère. Ce style d’attachement, qui s’établit dans les deux premières années entre l’enfant et sa première figure d’attachement, est relationnellement stable. Il a tendance à se reproduire et à évoluer cette fois avec le partenaire amoureux, qui devient la nouvelle première figure d’attachement. Deux dimensions ressortent dans ce premier lien et déterminent le style d’attachement: l’anxiété d’abandon et l’évitement de l’intimité.

Pouvez-vous détailler les quatre types d’attachement et leurs conséquences?
Chez la personne ayant vécu un attachement sécurisé, on parle d’une aptitude au bonheur acquise. Elle ne craint ni l’abandon, ni la proximité. Elle accepte la dépendance à l’autre, qui n’est pas perçu comme intrusif. Ce type de personne accepte le soutien de l’autre et est disponible pour lui.
Les conflits se résolvent rapidement.
Les personnes au profil «évitant» ont une bonne estime personnelle. Mais elles ont été blessées dans l’intimité pendant l’enfance, avec une figure d’attachement froide ou distante. Elles ont intégré que l’intimité est souffrante. Leur peur du rejet les amènent à rejeter. La distance devient une sécurité.
Celles au style d’attachement anxieux ont besoin d’une proximité perpétuelle pour combler leur sentiment de ne pas être aimées s’il y a une distance. Elles ont le sentiment de manquer de valeur, recherchent l’approbation de l’autre pour s’assurer qu’on ne les quitte pas. Souvent, elles sont issues d’une famille où l’autonomie a été brimée au profit de relations fusionnelles.
L’attachement désorganisé concerne des personnes au milieu familial perturbé et perturbant, et relève du pathologique. Une anxiété d’abandon élevée est conjuguée à un évitement élevé. Ces personnes ont un risque important de relations de négligence et maltraitance. Et une difficulté majeure à établir un lien de confiance durable et sécurisé. Mais ce type d’attachement concerne un faible pourcentage de la population.

Comment découvrir son type d’attachement?
On trouve dans mon livre un tableau présentant les dimensions cognitives, émotionnelles et comportementales de chaque type. Trouver son style d’attachement requiert une démarche d’introspection, de faire un bilan de son milieu familial. Quelle image ai-je du couple de mes parents? Quel était leur style d’attachement ? Comment exprimaient-ils de l’affection, de l’entraide ou résolvaient-ils les conflits?
(...)
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