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Papilloma: faut-il faire vacciner ma fille?

Papilloma: faut-il faire vacciner ma fille?
 
31.01.20 - Des milliers de jeunes filles se font vacciner contre ce virus, lequel favorise le cancer du col de l’utérus. L’éclairage d’une gynécologue.
Alors que le vaccin anti-papillomavirus (HPV) n’est pas obligatoire, certains parents se demandent si vacciner leur pré-adolescente est nécessaire, alors qu’elle n’est pas encore pubère ou n’a pas entamé sa vie sexuelle.
Gynécologue œuvrant à la surveillance du col de l’utérus, Laura Malincenco explique que vacciner tôt permet de développer une immunité plus efficace. «Une fois sexuellement active, rien ne garantit que la jeune fille ne va pas rencontrer ce virus et être contaminée.» Par ailleurs, pour que l’incidence de cette infection diminue dans la population, le taux de vaccination devrait dépasser 40%.
La gynécologue ajoute toutefois qu’il est possible de «rattraper» ce vaccin jusqu’à vingt-et-un ans.

Mère et fille à convaincre ensemble
Puisque la vaccination est préconisée pour les 11-14 ans, c’est le duo «mère-fille» que le pédiatre ou le médecin doit convaincre: «Même si la protection n’est pas absolue, car il existe une centaine de papillomavirus différents, le vaccin protège contre les plus agressifs. C’est comme un parapluie en cas d’averse», développe Laura Malincenco.
Et d’ajouter que ce que l’on souhaite éviter, ce sont les lésions pré-cancéreuses induites par l’infection du HPV. Car la prise en charge de ce type de lésions est aussi source de stress pour la jeune femme: «C’est désagréable pour elle d’avoir à faire avec ce type d’infection. Elle se pose beaucoup de questions et la relation de couple est affectée. Si on peut éviter, tant mieux!»
Par ailleurs, ces lésions peuvent affecter indirectement sa fertilité future, si une partie du col de l’utérus doit être ôtée pour prévenir un cancer.

Enjeux comportementaux
Lorsqu’elle reçoit en consultation, en plus d’informer ses jeunes patientes sur les risques liés aux papillomavirus, la gynécologue insiste aussi sur la notion de fidélité et d’avoir une vie sexuelle contrôlée. «Même si on peut faire confiance à la jeune fille concernant sa moralité, ce n’est pas forcément le cas de son partenaire», développe Laura Malincenco.
Certains parents peuvent aussi être réticents à la vaccination anti-HPV car le vaccin a été suspecté par le passé de provoquer des effets secondaires neurologiques. Mais selon la gynécologue, les statistiques ne montrent pas que ce vaccin soit plus à risque qu’un autre.

Sandrine Roulet</i

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