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Préparer l’entrée au collège, bonne idée

Préparer l’entrée au collège, bonne idée
 
31.01.20 - La fin de l’école primaire (jusqu’au CM2) n’est pas anodine. Alors que votre fils était relativement préservé jusque-là, commence une vie scolaire plus exigente, mais aussi de nouvelles réalités et expériences.
«La vie est faite de saisons communes à tous. L’entrée au collège en est une. On sait qu’il va se passer des choses et on veut les y préparer», affirme Julien Dubi, père de six garçons. Pour marquer d’une pierre blanche cette étape, ce pasteur convie chacun de ses fistons à un week-end père-fils.
Histoire de vivre des temps de qualité et d’exclusivité, d’avoir des échanges plus personnels qu’à la maison et de rassurer son enfant: «Une entrée au collège peut être réjouissante pour certains, flippante et compliquée pour d’autres, du fait du niveau scolaire plus élevé et de la pression de réussir», souligne le père de famille. Il poursuit: «Alors ce week-end est une occasion de célébrer cette nouvelle saison, de dire à mon fils qu’il est grand, qu’il va être capable et qu’on croit en lui.»

L’école prend de l’importance
Si jusqu’à présent, les parents ont maintenu une «bulle protectrice» autour de leurs enfants, devenus collégiens, ceux-ci passeront plus de temps dans le contexte de l’école que dans le cadre familial. «A la récréation, les enfants ne passent plus leur temps à jouer au foot mais discutent en petits groupes de tout: des médias, de ce qui les marquent sur les réseaux sociaux, des relations garçons-filles, mais aussi des relations fille-fille et gars-gars, de la question de leur identité, genre et sexualité», remarque le père de famille.
Lors du week-end avec son fils, Julien Dubi lui donne l’occasion de s’exprimer sur ce qu’il a déjà vu ou qui l’a interpellé. «Je le sensibilise au fait qu’il sera confronté à la pornographie sur des smartphones ou aux témoignages plus ou moins glauques de ses camarades». L’idée n’est pas de l’alarmer mais de lui transmettre un message: s’il est choqué par certaines images ou récits, il peut debriefer sur ces sujets à la maison.

Les questions à aborder
Comment son fils se sent-il au sein de sa fratrie, dans la position qu’il occupe? Comment vit-il sa personnalité et la façon dont il est perçu dans la famille? Ces questions sont aussi abordées, ainsi que les aspirations professionnelles du pré-ado et ses choix d’activités parascolaires. Mais pour le père de famille, c’est aussi le moment opportun pour parler d’amour: «Je conseille à mes fils de protéger leur cœur et de ne pas se livrer trop vite ou intensément dans une relation. Car lorsqu’on livre son cœur dans une relation amoureuse et que celle-ci se brise, c’est toujours vécu comme un échec.»
Avec pudeur et sous couvert de l’humour, le père évoque aussi avec son fils les transformations qui vont s’opérer dans son corps et ce qui se passe «dans son slip». Et même si toutes les questions ne sont pas venues sur le tapis pendant le week-end, pour le père de famille, l’essentiel est que son fils sache qu’il reste un interlocuteur privilégié en tout temps

Sandrine Roulet

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