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Quatre moments, à vivre sans écrans

Quatre moments, à vivre sans écrans
 
01.11.18 - Omniprésents, en 2018, il est quasiment impossible de vivre sans écrans et les enfants le démontrent bien. Des solutions existent-elles pour lutter contre l’addiction?
Dans la famille d’Annie et Michel, parents et enfants définissent ensemble le temps accordé aux enfants devant les écrans. Cependant, Annie constate que les enfants ne savent pas gérer leurs écrans sans un cadre défini: «Si je lui laisse son téléphone, Amélie, douze ans, pourrait passer des heures à chatter avec ses amies ou à regarder des vidéos», affirme la maman. Pour l’aider à résister à la tentation, elle le met parfois de côté.
«Aujourd’hui, beaucoup d’enfants passent plus de temps devant un écran que face à des jeux classiques.
Les tablettes sont très addictives, notamment chez les plus jeunes», affirme la psychologue et thérapeute familiale Sabine Duflo dans un article du Parisien. Raison pour laquelle elle a instauré une campagne de prévention contre les effets nocifs des écrans. Intitulée «Les 4 pas». Sa méthode en quatre points permet aux enfants de découvrir le monde des écrans, sans pour autant en devenir dépendants.
Selon la psychologue, la mise en place de quatre temps sans écrans dans la journée contribue à développer de nombreuses capacités telles que le langage, l’imagination, la pensée et la distinction entre le réel et virtuel. Ces quatre temps bien spécifiques se répartissent ainsi: pas d’écrans le matin, pas d’écrans durant les repas, pas d’écrans avant de s’endormir et pas d’écrans dans la chambre de l’enfant.

1. Pas d’écrans le matin
Dans le foyer d’Annie et Michel, on évite les écrans le matin. En effet, ces derniers stimulent fortement l’attention des enfants et les fatiguent après quinze minutes. Cette fatigue entraîne une baisse de la concentration, qui peut être problématique pour l’apprentissage à l’école. Selon Sabine Duflo, la dégradation des résultats scolaires ou les troubles de l’attention peuvent résulter d’une exposition trop fréquente aux écrans le matin.

2. Pas d’écrans durant le repas
Moment convivial d’échanges, le repas est l’occasion pour l’enfant d’enrichir son vocabulaire et d’intégrer les bases de la communication, alors que deux heures de télévision quotidiennes multiplie par trois la probabilité que l’enfant développe des troubles du langage, selon une étude.
De plus, le contenu de certains programmes, notamment le journal télévisé, peut angoisser les enfants et avoir des répercussions sur leur comportement et la gestion de leurs émotions. Chez Annie et Michel, les enfants n’ont pas le droit d’amener de téléphones à table. La règle s’applique aussi aux adultes, même si ces derniers la contournent parfois pour les messages professionnels.

3. Pas d’écrans dans la chambre
La présence d’appareils électroniques dans la chambre d’un enfant peut être néfaste: les adultes ne peuvent pas toujours contrôler les images qu’il regarde. Par ailleurs, l’enfant apprend à maîtriser d’autres capacités s’il ne reste pas constamment devant les écrans. Les activités et jeux de l’enfant lui permettent de développer sa pensée, son imagination ou encore son attention.
Les parents d’Amélie et d’Alexis, huit ans, surveillent les activités de leurs enfants sur les écrans (jeux vidéos, DVD et séries de dessins animés) et ils identifient s’ils sont adaptés à leur âge. «On a déjà dû leur dire que quelque chose ne convenait pas pour eux», affirme Annie.

4. Pas d’écrans avant de dormir
Il est préférable pour l’enfant de laisser les écrans de côté 90 minutes avant d’aller se coucher. En effet, la lumière bleue diffusée par l’écran empêche la diffusion de mélatonine, l’hormone régulatrice du sommeil. De plus, utiliser un écran n’est pas une activité apaisante pour le cerveau de l’enfant, car il le stimule émotionnellement, ce qui ne favorise pas l’endormissement.

Gaëlle Dubath

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