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Relever ses défauts ou l’encourager?

Relever ses défauts ou l’encourager?
 
08.02.16 - Nous connaissons bien les défauts de nos enfants. Mais à l’heure où l’on vante l’importance de l’estime de soi et des encouragements, est-ce bien judicieux de leur dire qu’ils ont telle ou telle imperfection? Si oui, existe-t-il une bonne manière de le faire?
Admettons que votre enfant soit un petit menteur en herbe, passé maître dans l’art de la cachoterie et de la fourberie, serez-vous plutôt du genre à le traiter constamment de menteur, ou à lui instiller patiemment l’importance de dire la vérité, ou encore à ne rien lui reprocher, mais à le féliciter chaque fois qu’il ne ment pas? Il y a là un enjeu majeur de l’éducation: est-il approprié de relever les défauts de nos enfants? Souvenez-vous de Louisette Mantillèri, cette ancienne enseignante qui a décidé de toujours voir le verre à moitié plein chez ses élèves, de les féliciter et de viser la croissance. Dans cette perspective, faut-il laisser tomber, «écraser», quand nos enfants ont des paroles, des habitudes ou des comportements qui nous agacent?

Se focaliser sur les forces et atouts
Le philosophe Denis Marquet, auteur de Nos enfants sont des merveilles (éd. Nil), pose un premier fondement: «Je ne suis pas sûr qu’on puisse dire qu’un enfant a des défauts. Il est en développement et passe par des phases d’apprentissage. Par exemple, on ne peut pas espérer un comportement altruiste de la part d’un enfant de deux ans, un âge auquel il est normal d’être centré sur ses besoins. Penser en termes de défauts fige l’enfant, alors qu’il est en constant changement et que chacun se développe à son rythme.»
Une manière de dire qu’il n’est jamais bon de coller des étiquettes sur le front d’un enfant, comme si aucune évolution et aucun progrès n’étaient possibles.
Pour le philosophe, dire «Tu es ceci, tu es cela» est contreproductif puisqu’un enfant construit son identité à partir des paroles de son entourage le plus proche. «Il faut voir l’enfant comme un être unique, s’émerveiller de ce qu’il est lui-même». Luc Zbinden, père de quatre grands enfants et doyen d’un lycée (gymnase), est d’accord  et invite les parents à valoriser les qualités des uns et des autres. «La journaliste Florence Servan Schreiber dit “qu’être épanoui, c’est fonctionner grâce aux meilleurs morceaux de nous”. Il est bon de se concentrer sur les atouts et forces de nos enfants.»

Certains «défauts» sont simplement des traits de caractère
Si les parents adoptent un tel état d’esprit, ils contribueront à ce que l’enfant développe une meilleure estime de soi. Faut-il cependant y voir là une valeur absolue? N’est-ce pas légitime pour des parents de sévir et d’espérer mieux lorsqu’un enfant file du mauvais coton?
(...)
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