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Ses pleurs me paniquent

Ses pleurs me paniquent
 
13.02.12 - Entendre pleurer son bébé est désécurisant pour de jeunes parents. De quoi a-t-il besoin? Faut-il le laisser pleurer? La parole à Véronique Goy, sage-femme indépendante et formatrice en préparation à la naissance.
Les pleurs sont-ils le seul moyen de communication du nouveau-né?
Le bébé communique de deux manières: par la façon dont il se comporte dans son corps (s’il est crispé, détendu, etc.) et par les pleurs. Dans les semaines qui suivent la naissance, si les parents répondent bien à ses besoins, ses pleurs s’affinent, se diversifient selon les situations. Pour le bébé, chaque besoin est primordial, car il vient au monde avec un système nerveux immature, il n’est pas vraiment «fini». En comparaison avec des mammifères, la femme devrait accoucher seulement quand l’enfant a neuf mois! Le maternage des neuf premiers mois est donc très important.
La façon dont ses parents s’occupent de lui peut influencer l’image qu’il aura de Dieu. S’il n’a jamais été consolé par sa mère, il peinera à comprendre ce texte biblique qui présente Dieu comme une mère consolant son enfant.

Vous parlez de consoler l’enfant. Une manière de dire qu’il ne faut en tout cas pas ignorer ses pleurs?

On ne le laisse pas pleurer un nouveau-né. S’il pleure, c’est qu’il a besoin de quelque chose. Il va se construire en fonction de la manière dont on répond à ses besoins. Si on le laisse pleurer, il pensera inconsciemment qu’il est un mauvais bébé, qu’il ne mérite pas qu’on s’occupe de lui. Et il s’endurcira. Puisque les pleurs sont sa façon de communiquer, nous devons répondre à ses appels. Si, pour espérer qu’on s’occupe de lui, il doit en arriver à faire une crise de nerfs, il aura tendance, même plus grand, à se mettre dans tous ses états pour recevoir ce dont il a besoin.

Pourquoi certains bébés pleurent-ils plus que d’autres?
Il y a d’abord la question du tempérament de l’enfant. Certains sont plus sensibles que d’autres à la douleur; or, les pleurs peuvent avoir une cause organique, comme des coliques ou des reflux.
Et puis, il ne faut pas minimiser le vécu de la grossesse et de l’accouchement. S’ils ont été difficiles et que la mère a été angoissée, si la rupture du lien a été brutale, le bébé l’a ressenti. Il est important de le rassurer par des mots et des gestes: «Tu vois, j’ai eu peur de te perdre, mais maintenant tu es là et tout va bien». Et les bébés qui ont une maman déprimée pleurent davantage.
Les nouveaux-nés sont aussi plus angoissés la nuit que le jour, car il n’y a pas de bruit. Dans l’utérus, il entendait beaucoup la circulation sanguine de sa mère et les battements de son cœur.
(...)
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