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Si je pouvais éviter à mon adolescent de commettre des erreurs

Si je pouvais éviter à mon adolescent de commettre des erreurs
 
28.04.15 - Ah, l’adolescence! Bien des parents sont un peu perplexes quand leurs enfants entrent dans cette période qui chamboule les relations et décuple les soucis. Pourtant, l’adolescence est aussi un temps formateur pour les parents et une source de richesse. Découvrez sur ce site les autres articles de notre dossier consacré à l'adolescence.
Tous les parents aimeraient que leurs enfants ne commettent aucune erreur et que leur vie ressemble à un long fleuve tranquille. Mais peut-on (et doit-on) tout faire pour leur éviter tout faux-pas? Ou faut-il les laisser apprendre de leurs propres erreurs? Vous connaissez ce proverbe: «On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs». Autrement dit, pour que certaines actions soient menées à bien, il faut accepter les erreurs et, même si c’est difficile, laisser parfois son enfant se tromper.

L'aider à assumer ses erreurs
«Empêcher son ado de se tromper est un leurre, mais on peut limiter l’erreur», pose d’emblée Florence de Widerspach, médiatrice familiale. Aujourd’hui, votre fils ou fille est entre le monde de l’enfance et celui de l’adulte. Il cherche à s’émanciper de votre autorité parentale. Votre marge de manœuvre devient de plus en plus limitée, puisque son espace de liberté s’élargit avec l’âge. Plutôt que vouloir lui éviter telle ou telle erreur, il est important de l’accompagner sur ce chemin de l’autonomie.
Le lâcher-prise et la confiance sont alors des positions quasi essentielles pour des parents d’ado. Remettons-nous aussi en question: qu’est ce qui me pousse à dire que c’est une erreur? Quand il ne fait pas ce que je désire, par exemple au niveau de son orientation professionnelle, de ses fréquentations ou de ses centres d’intérêt, est-il forcément en train de se tromper?
«L’erreur est humaine, il faut accepter qu’un ado en commette. Il y a des trucs qui nous échappent, c’est normal», assure Valérie, maman de quatre enfants, dont une adulte et deux ados. La vraie question n’est pas «Comment lui éviter l’erreur?», mais «Comment l’aider à assumer ses actes et les conséquences de ses erreurs?». D’abord, il est bon de cesser de culpabiliser: ce n’est pas parce qu’il a commis une erreur que vous êtes de mauvais parents. Puis, il est nécessaire de s’abstraire du «qu’en-dira-t-on». Troisième étape, dissocier l’objet de l’erreur et la personne, ne pas dire «Tu as volé donc tu es un voleur.»

Faire le point, mais sans juger
Florence de Wiederspach donne quelques clés pour gérer l’erreur avec son ado. «Faites preuve d’empathie et aidez-le à reformuler ce qu’il ressent à propos de lui-même. Faites le point ensemble sur ce qui s’est passé, mais sans le juger. Sollicitez aussi son avis, rendez-le coacteur de votre discussion». Ensuite, vient le moment où vous pouvez rappeler le cadre et exprimer vos attentes. Sans tomber dans un ton moralisateur, notre médiatrice familiale propose ce genre de discours: «Moi je m’attends à ce qu’une fille de 17 ans parvienne à dire non.
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