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Sortir des comparaisons

Sortir  des comparaisons
 
04.11.19 - Le développement du couple passe par le renoncement à comparer sa famille à sa belle-famille. Comment y parvenir? Quelques pistes de réflexion.

Dossier: Ma belle-famille, je l’aime bien
«Le mot “belle-famille” est composé de “belle”, terme de courtoisie et de “famille” », indique laconiquement le dictionnaire. Dans l’imaginaire collectif, «courtoisie» n’est pas toujours le premier mot qui vient à l’esprit quand on évoque la famille de son conjoint ! Très vite peuvent venir les comparaisons entre sa propre famille et sa belle- famille. «Ma famille est plus serviable que la tienne; tiens, où était-elle lors de notre déménagement?», grommèle Virginie. «Oh, non pas encore un week-end chez tes parents!», râle Stéphane.

Pas comme ça au début
«Au début du couple, on ne fait pas tellement ce genre de comparaison. On est attiré par la différence. On est en admiration face à la découverte. Et puis, avec le temps, cette différence finit par enquiquiner, déranger», observe Simone Klinghammer, conseillère conjugale et familiale installée en Alsace. Cette différence génère des peurs qui sont parfois inconscientes.
«La différence peut-être perçue comme une menace et qui dit menace dit peur», décrit la conseillère conjugale.
Le temps passé chez les uns ou les autres, l’éducation des enfants, la façon de vivre Noël, de fêter ou non chaque anniversaire, le rapport à l’argent ou encore la façon de vivre sa foi ou aucune foi peuvent devenir autant de sujets de comparaison entre un clan familial et l’autre. «Dans la vie de tous les jours, comme dans le couple, la comparaison n’est jamais constructive; elle engendre frustration, jalousie, rancœur, critique et jugement», insiste la conseillère conjugale et familiale.

Contentement et reconnaissance
Comment sortir du piège de la comparaison? En faisant preuve de contentement et de reconnaissance. «Si je ne trouve pas ou peu d’aspects positifs dans ma belle-famille, c’est que - sauf cas extrême - mon regard n’est pas suffisamment objectif», assure Simone Klinghammer. «Même dans les familles dysfonctionnelles, je peux trouver quelque chose de positif. Il faut que j’ose reconnaître mes peurs et en parler à mon conjoint.»
L’aide d’un professionnel peut parfois se révéler nécessaire. Pour le couple, la priorité est de prendre du recul face aux influences des deux familles afin de construire la sienne, indépendante, en prenant un peu des deux familles et en créant quelque chose de nouveau.

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