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Tous intentionnels, à leur manière

Tous intentionnels, à leur manière
 
02.11.17 - Le quotidien a souvent vite fait d’effacer les étincelles du début. L’intentionnalité a, quant à elle, des effets bénéfiques qui pourraient faire revivre le couple. Oser mettre de l’intentionnalité dans nos actes, une notion à découvrir. Dossier

Dossier Intentionnalité
«Des repas en amoureux», Jean-Luc et Béatrice, trois enfants
Jean-Luc et Béatrice ont attendu longtemps avant de mettre en place de l’intentionnalité dans leur couple. Lui préoccupé par sa carrière d’ingénieur Télécom, elle consacrée à l’éducation de leurs trois enfants. La première «intention» dont Jean-Luc se rappelle est l’arrivée dans le foyer d’un téléphone portable: «Cela permettait à Béatrice de passer une soirée hors de la maison sans le bébé, confié à une babysitter», se souvient-il avec joie. C’est après 23 ans de mariage qu’ils ont pris soin de leur couple, un peu comme d’un quatrième enfant.

Ils ont rejoint une session Alpha Couples: sept dîners en amoureux, sans les enfants, répartis sur une année, pour se consacrer l’un à l’autre. «Cela a fait ressortir les vieux dossiers pourris qui puaient», témoigne Jean-Luc. Le fait de suivre ce parcours avec une vingtaine d’autres couples a eu un effet bénéfique supplémentaire: «Vous n’êtes plus tout seul avec vos problèmes. Et puis, ça fait du bien de voir d’autres couples prendre soin d’eux.» Quant aux enfants, dont la grande majorité des copains ont des parents divorcés, «ils ont été interpellés de nous voir ainsi nous poser des questions et y travailler». Idem pour les collègues de Jean-Luc, dont 80% se sont séparés de leur conjoint.


«Une semaine de vacances sans les enfants, tous les ans» Pierre et Maryvonne, trois enfants
Quand Maryvonne s’est mariée avec Pierre, il y a 23 ans, elle avait bien l’intention de ne pas reproduire les erreurs qui l’avait conduite à un premier divorce quelques années plus tôt. Elle avait deux garçons de son premier mari, et un troisième conçu avec Pierre, qui venait de naître. Elle a demandé conseil à sa sage-femme et s’est appliquée à mettre en œuvre ce qui lui était dit. «Tout d’abord, accordez toujours quelques minutes d’attention entière à votre mari et à vos enfants quand ils rentrent à la maison le soir. Vous en saurez beaucoup sur eux en observant la manière dont ils jettent leur cartable ou dont ils respirent. Et ça ne prend pas beaucoup de temps.»

Mais surtout: «Partez toujours une semaine en vacances en amoureux sans les enfants, tous les ans.» Un conseil qu’elle a mis en œuvre scrupuleusement pendant vingt ans, et qui lui sauvé la mise plus d’une fois. «On mesurait l’ampleur des difficultés de l’année écoulée au temps que l’on mettait à arriver à se parler», raconte Maryvonne. Le couple avait en général besoin d’une journée entière pour arriver à communiquer, faire le point sur les non-dits et les rancœurs accumulés, avant d’aller de l’avant à nouveau. «Si je n’avais pas eu cette semaine-là tous les ans, je ne sais pas si on aurait pu continuer ensemble», confie Maryvonne. Il était particulièrement difficile pour Pierre de se séparer des trois enfants, mais sa femme était catégorique.
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