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Vive les cousins!

Vive les cousins!
 
03.05.18 - Ni copains d’école, ni frères et sœurs, les cousins représentent l’appartenance à une famille et des relations pour la plupart du temps bienveillantes. Paroles d’enfants.
Selon les propos des enfants eux-mêmes, les cousins et cousines, «c’est trop bien!» Ils confient spontanément ce qu’adultes et psychologues confirment: pour les six à dix ans, le temps passé avec leurs cousins et cousines est un grand bienfait.

Complicité particulière
Il suffit de constater les petites mines tristes de trois fillettes de couples mixtes qui voient peu leur parentèle étrangère pour comprendre le privilège qu’ont les enfants d’avoir des cousins à proximité. Judikaël, dix ans, les «aime», tandis que Maiwenn, sept ans, va encore plus loin avec fougue en notant la réciprocité: «Moi je sais que mes cousins m’aiment!»
Ces cris du cœur nous montrent à quel point la complicité particulière qui se crée entre cousins rassure les enfants et leur donne conscience du lien inestimable de connivence dont ils bénéficient entre eux.
socialisation idéale
Il n’est pas étonnant que de nombreux adultes se souviennent avec émotion et nostalgie des cabanes dans le jardin, des discussions interminables, des chasses à l’œuf ou des vacances ensemble.
Car pour cimenter l’arbre généalogique, l’appartenance à un groupe familial plus large est très importante.
Anne-Laure Guénat, psychologue, le résume clairement: «La socialisation avec des enfants qui n’ont pas toujours le même âge, l’apprentissage de la négociation et de la tolérance face à ceux qu’il n’est pas possible d’éviter est un atout important pour la construction de l’identité d’un enfant. C’est une école de vie comme toute appartenance à un groupe.»

Un rôle particulier
Proches les uns des autres, les cousins se situent entre les frères et sœurs et les amis car ils vont jouer ensemble, tester de nouvelles choses, faire des découvertes qui leur permettront de grandir sans être dans une relation de rivalité. Léa, six ans, a bien conscience que si on s’entend bien avec les cousins, c’est qu’on ne les voit pas tous les jours.
Échappant donc aux chamailleries et à la concurrence, ces relations, ainsi que le note Anne-Laure Guénat, «apportent souvent un cadre relationnel plus bienveillant qu’à l’école et avec moins d’enjeux qu’avec les frères et sœurs. Il est moins question ici de chercher sa place donc moins de jalousie. De plus, il est davantage nécessaire de faire attention à l’autre à cause de l’appartenance à la même famille.»

Pour des relations durables
Comment alors tirer parti de ces liens privilégiés de proximité lorsque la distance est trop grande? Pour Anne-Laure Guénat, «notre époque permet fort heureusement des contacts virtuels bien utiles, téléphone, skype, etc. qui inciteront plus tard les ados à prolonger la relation.»
Il appartient cependant aux parents de leur faire également partager, lorsque cela est possible, des moments de complicité à travers des vacances, des après-midi de congé, des sorties, pour créer ce lien entre eux. «Car les liens entre enfants sont souvent à l’image des liens entre les parents.» Les enfants avaient raison, «les cousins c’est trop bien!»

Isabelle Leseigneur

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