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Le mariage est aussi fait pour les artistes

Le mariage est aussi fait pour les artistes
 
05.02.13 - En 2013, l’interprète-compositeur Olivier Cheuwa fête ses dix ans de carrière. Son épouse, Flavie Crisinel, est la tête d’affiche du spectacle «Ma vie avec Martin Luther King». Nous avons voulu savoir comment ces artistes concilient couple, travail et famille. Entretien avec Flavie Crisinel.
Vous vous êtes rencontrés en 2003 à Montréal et mariés deux ans plus tard. Qu’est-ce qui vous a plu l’un chez l’autre?
Olivier est très généreux et pense beaucoup aux autres. Il est proche des gens, serviable. Lorsque j’ai fait sa connaissance, je ne savais pas encore qu’il chantait. Olivier, lui, m’avait déjà remarquée avant qu’on nous présente l’un à l’autre. Il a d’abord été attiré par mon petit côté secret et il avait envie de savoir qui était cette fille dont l’accent était si différent. A l’époque, j’étais à Montréal pour la musique. Quand il a su que je fréquentais une école de musique, il est venu plusieurs fois voir mes représentations.

Vous avez découvert avec surprise que vous aviez tous les deux des origines camerounaises.
Est-ce un «plus» dans la compréhension de l’autre?

Oui, c’est un plus! Olivier parle couramment le dialecte du pays; même si nous ne venons pas de la même ethnie, j’ai entendu ma mère parler son dialecte avec sa famille. Nos origines nous aident à nous comprendre sur le plan culturel, alimentaire... Olivier me dit: «Avec toi, je n’ai pas besoin d’expliquer les choses». Mon côté suisse est aussi une richesse pour le couple. Quant à Olivier, il apporte tout l’univers du Canada.

En tant qu’artiste, vous êtes sur le devant de la scène. Vous arrive-t-il d’éprouver de la jalousie face à l’intérêt que d’autres femmes peuvent avoir pour votre mari, et vice-versa? Comment le gérez-vous?
C’est la confiance l’un envers l’autre qui nous aide à le gérer. Le mot jalousie est peut-être un peu fort, mais ce genre de situations peut arriver. Dans le milieu artistique, il est très «friendly» et courant de se prendre dans les bras, par exemple. A nous d’être sensibles aux attitudes des gens et de mettre de la distance avec les personnes qui vont trop loin. Une fois, à la fin d’un spectacle, un monsieur m’a littéralement sauté dans les bras. J’ai dû le repousser et le remettre à sa place. Olivier et moi-même sommes conscients des dangers, nous en avons parlé dès le début et nous sommes transparents l’un envers l’autre. Sinon, les voyages seraient pénibles et j’aurais une certaine appréhension à chacune de ses absences.

Quels sont les activités que vous aimez faire ensemble?
Nous apprécions voyager et découvrir de nouvelles choses.

Vous avez donné des concerts ensemble. Est-ce facile pour vous de travailler en couple?
Lorsque nous étions à Montréal, je partais en tournée avec lui en tant que choriste. Cela a été une expérience intéressante, parce que j’étais habituée à être soliste. Mais Olivier a vu mon potentiel et voulait que je m’épanouisse dans ce que j’appréciais le plus: le théâtre, la comédie musicale.
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