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Le ski en famille…

La chronique de Myriam Demierre, comédienne, auteur des one-woman-shows «L’école des mères» et «O temps des mères»

J’ai mal au dos! Et c’est chronique. Je fréquente donc mon ostéo plus souvent que mes amies, au point qu’elle est également devenue une amie. C’est le stress, paraît-il. Peut-être… Mais l’origine du mal, je la connais. Je me souviens très précisément du premier soir où j’ai senti mes lombaires. C’était après une journée de ski. Enfin, si on peut appeler ça du ski.
Une journée à faire du chasse-neige à reculons, penchée en avant pour tenir les pointes des lattes de mon aîné, si petit à l’époque qu’il avait l’air d’un nain de jardin avec son capuchon (sans barbe, mais avec de la morve au nez). Une journée passée à porter le nain pour le hisser en haut de la file du télé-truc (cet engin-là ne mérite pas le nom de tire-fesses) et subir ensuite la minute la plus effrayante de ma vie: me cramponner tant bien que mal à cette espèce de câble, à nouveau courbée en deux, en tentant de soutenir de l’autre main le nain sous les épaules pour qu’il ne tombe pas, tout en essayant de suivre les aspérités du terrain, tantôt les mains qui râpaient la neige, tantôt suspendues au câble beaucoup trop haut.
Je me demande quand même si le moment le plus effrayant n’était pas dans le local à skis. Après avoir lutté dix bonnes minutes pour tenter d’insérer les petits pieds dans ces (censuré) de godasses, avoir enfilé les miennes, avoir consulté ma montre et réalisé que nous avions déjà cinq minutes de retard pour le cours de ski du nain, voilà que celui-ci déclamait: «J’ai besoin de faire pipi». Il faut savoir que les chaussures de ski sont formellement interdites dans les couloirs. A ce moment précis, j’avais envie de tout balancer par la fenêtre: ma panoplie de nains de jardin, Blanche-Neige (moi?) et tout ce qui ressemblait à un article de sport d’hiver (l’entier du local).
Mais cela n’a pas suffi à me dégoûter. J’ai réédité avec les deux nains suivants. C’est un devoir civique: quand on est un bon Suisse, on ne se contente pas d’aller voter, on doit aussi savoir skier. Le résultat? Mon aîné ne skie pas (traumatisé, me direz-vous. Je prétends que c’est par esprit de contradiction). Et ma fille, elle, ne fait plus que ça… depuis qu’elle a un copain prof de ski. Alors, qu’un autre en profite! Moi, j’ai rendez-vous chez l’ostéo…

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