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Denis Mukwege: «ce que je dois à mon père et à mon épouse»

© DR
Le gynécologue congolais, Prix Nobel de la paix en 2018, évoque son combat contre le viol comme arme de guerre, pour lequel sa tête est mise à prix. Sa famille, des valeurs fortes, un ancrage dans la foi et le service du prochain lui permettent de tenir bon.
David Métreau

Le docteur Denis Mukwege est engagé depuis vingt ans pour «réparer» et défendre les femmes victimes de viol. Sa vocation, il la doit à son père et la poursuite de son engagement, au soutien de sa femme Madeleine. L’héritage qu’il souhaite transmettre à ses cinq enfants adultes et à ses petits-enfants est résumé dans une citation de Gandhi: «Ma vie est mon message.»
Un docteur qui s’identifie
«Chaque femme violée, je l’identifie à ma femme, chaque mère violée, je l’identifie à ma mère et chaque enfant violé, je l’identifie à mes enfants», déclarait Denis Mukwege en septembre 2012, à New York. Il venait se faire porte-voix des milliers de femmes victimes de viol dans l’est de la République Démocratique du Congo. Un conflit pour le contrôle de sols riches en métaux rares y a fait des millions de morts et le viol y a été employé massivement comme arme de guerre. En prenant la parole à la tribune des Nations Unies, le gynécologue savait les risques qu’il prenait pour lui même et pour sa famille.

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