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Cette année, les virus ne nous auront pas !

Rhume, rhinopharyngite, angine, otite, bronchite et même bronchiolite, avec l’hiver, ces infections communes mais désagréables pour l’enfant reviennent en force. Est-il possible toutefois de les prévenir? Quelques pistes.
Sandrine Roulet

Cinquante à soixante: c’est le nombre d’épisodes rhinopharingés que connaît en moyenne un enfant entre la naissance et six ans, selon des statistiques données par Marcel Rufo et Christine Schilte dans Elever son enfant 0-6 ans (éd. Ha-chette). Il faut dire que la cavité na sale des petits, longue et étroite, les y prédispose: cette dernière peut vite être bouchée par une sécrétion plus abondante que normale.

«Il est possible de prévenir, dans une certaine mesure, ces at- teintes en nettoyant quotidienne- ment les fosses nasales de l’enfant avec une préparation à base d’eau de mer», suggère le pédiatre et pédopsychiatre. «Si besoin, on complète ce soin par l’utilisation d’un mouche-bébé pour désobstruer les voies respiratoires.»

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Un environnement protégé

Pour protéger le nourrisson des virus sévissant en hiver, il s’agit aussi d’éviter le contact avec des adultes ou enfants malades. «Il ne faut pas non plus échanger les tétines, les sucettes, les doudous et les couverts», conseille Marcel Rufo. Et si c’est le parent lui- même qui est atteint, comme pour le Coronavirus, le port du masque mé- dical et le lavage des mains régulier à l’eau et au savon sont préconisés.

Ces mesures sont aussi de rigueur pour prévenir la bronchiolite, une maladie respiratoire qui débute gé- néralement comme un rhume et peut évoluer vers une bronchite avec une gêne respiratoire. Particulièrement contagieuse, elle se transmet entre camarades de crèches ou frères et sœurs. Selon le pédiatre, mieux vaut encore éviter les lieux bondés avec un tout-petit, comme les transports en commun et les supermarchés. «Enfin, bien sûr, supprimez le tabac de son environnement, aérez largement votre appartement et sa chambre. De plus, ne surchauffez pas, 19°, c’est suffisant», complète Marcel Rufo.

Les bienfaits du grand air

En ce qui concerne les otites, ce sont aussi les particularités physiologiques des petits qui expliquent leur fréquence: la trompe d’Eustache des moins de dix-huit mois, plus large et courte que celle de l’adulte, est proche des voies nasales où pullulent les microbes. Les végétations jouent aussi un rôle d’obstruction de la trompe d’Eustache, lorsqu’elles grossissent pour faire barrage à une infection pharyngée. Les promenades au grand air, qui décongestionnent nez-gorge- oreilles, permettent d’avoir une bonne circulation des sécrétions.

Marcel Rufo encourage aussi à éviter les carences de fer en ayant une alimentation variée. Et aussi à traiter les éventuels reflux gastro-œsophagiens. Par ailleurs, le pédiatre rappelle que si la maman opte pour l’allaitement, celui-ci fournira des anticorps au bébé. Car avant ses six mois, le nourrisson est particulièrement sensibles aux attaques des virus et des microbes en raison de défenses immunitaires encore insuffisantes.

Family 1_2021
Magazine Family

Article tiré du numéro Family 1/21 Février – Avril 2021

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