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Un rituel du coucher précis, ça sauve la famille!

© Istockphoto
Le sommeil est un sujet de préoccupation majeure pour de nombreux parents. Entre mythes et réalité, comment aider les bébés à bien dormir?
Joanne BREITNER

Un rituel se traduit par des repères que l’on met autour d’un moment avec bébé. Il peut exister pour le moment du bain, du changement de couche, du repas ou du coucher. Dès les premiers mois, l’instauration d’une récurrence dans les attentions et gestes autour du coucher est possible. Vers quatre mois, le rituel pourra réellement s’enrichir et s’étoffer au fil du temps. Il est évolutif, même s’il reste constitué d’étapes répétitives. A dix-huit mois, il sera évidemment plus riche qu’à six. Il est d’ailleurs préférable de l’initier avant l’apparition des signes de fatigue (frottements des yeux, des oreilles, bâillements, etc.). C’est en observant l’enfant que les parents ou les adultes de soin reconnaîtront les signes d’un appel à aller dormir et le moment de leur apparition.

Pourquoi mettre un rituel en place?

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Le rituel du coucher marque la transition entre la période du jour et celle de la nuit. Il permet de réduire, progressivement, les stimulations autour du bébé et l’intensité de la lumière ambiante. En répétant chaque soir les mêmes gestes, mots et intentions, toujours dans le même ordre, l’enfant se détend. Il s’habitue à ce qui vient et peut alors se laisser aller au sommeil. Le rituel induit des repères comme autant d’éléments qui le rassurent et le structurent. Il participe aussi à remplir le réservoir affectif. Dormir implique une déconnexion, ce qui est difficile pour le bébé lorsque sa jauge affective n’est pas atteinte.
Source de relaxation et de réconfort, ce temps privilégié est propice à la proximité, à la tendresse et à la douceur. Le lien d’attachement que le parent développe avec son enfant permet la sécrétion de l’ocytocine, hormone de l’amour, qui procure un état de bien-être facilitant l’endormissement. «Depuis que nous avons mis en place un rituel du coucher pour Oscar, notre qualité de vie s’est améliorée. Le coucher est devenu rapide et efficace, son sommeil est plus paisible et réparateur. Notre fils est métamorphosé: il réclame son lit lorsqu’il est fatigué», partage Amélie, maman d’Oscar, âgé de vingt-et-un mois.
Des réveils nocturnes peuvent toutefois se manifester lorsque le réservoir affectif n’a pas été suffisamment rempli en journée par des moments de qualité avec les parents. Une gêne physique ou médicale n’est pas à exclure. Loin du caprice, votre bébé peut connaître une difficulté ou ne sait tout simplement pas où il en est, ni quelle heure il est. Il recherche du réconfort.

Quel rituel instaurer?

Pour définir et mettre en place le rituel du coucher, il est nécessaire de considérer les envies des parents et l’âge de l’enfant. Ce moment est précieux et une fois ancré, il est difficile d’y déroger. Ni trop court, ni trop long - idéalement quinze à vingt minutes - il se déroule dans une atmosphère tamisée, favorable à la sécrétion de mélatonine. Il se compose d’un temps d’hygiène (brossage de dents, changement de couche), de détente (histoire, massage), d’affection (bisous, câlins) ainsi que de mots clés et d’une musique de signal de dodo (toujours la même). «Nous avons réglé le sommeil erratique et contraignant de notre bébé en nous imposant des règles simples: un horaire fixe de coucher, une ambiance voilée et un très court rituel chaque jour identique. L’important était de lui donner des repères chronologiques et visuels facilement perceptibles», précise Geoffrey, papa de France, âgée de dix mois. Le rituel s’exporte partout et il sera un précieux allié pour les couchers à l’extérieur ou sur votre lieu de vacances!

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