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Protégeons nos enfants des violences sexuelles!

De dos, une maman discute avec sa fille assise sur le bord de la terrasse en bois
© Getty Images (Image d'illustration)
Les chiffres en hausse des enfants victimes d’inceste et de violences sexuelles en France et en Suisse est alarmant. Il est cependant possible d’agir pour prévenir, ou guérir.

Sophie, éducatrice spécialisée, visite une foire avec un groupe d’enfants. Ils tombent sur un stand qui fait de la prévention de la violence sexuelle. Ensemble, ils regardent une vidéo qui montre clairement, mais de manière adaptée, des adultes ayant des gestes inappropriés envers des enfants. Sophie, de retour au foyer, dit aux enfants: «Si quelqu’un a des gestes comme cela avec vous, parlez-en à vos parents. Et si c’est l’un de vos parents, parlez-en avec nous». Le soir, quand les enfants sont couchés, la petite Pauline vient frapper à la porte du bureau de Sophie et murmure: «Papa me fait ça.»

Une déviance répandue et destructrice

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En France, un enfant sur dix serait victime d’inceste, selon les statistiques les plus récentes. On parle de deux à trois enfants par classe violentés dans le cadre familial. Concernant la violence sexuelle en général, ce sont une fille sur cinq et un garçon sur dix qui témoignent avoir vécu de telles violences. Non seulement cette violence est punissable par la loi, mais elle est surtout immensément destructrice pour l’enfant.

Selon la Bible, la sexualité est bonne: Dieu bénit l’homme et la femme et leur dit de se multiplier. C’est une belle histoire entre adultes consentants. Malheureusement, il existe des adultes malveillants qui se permettent de prendre du plaisir au détriment d’enfants. Le profil-type de l’agresseur est un homme proche de l’enfant: père, grand-père, grand frère, beau-père, voisin, prof de sport…

Notre rôle de parent

En tant que parents, nous devons en premier lieu rester vigilants et à l’écoute de nos enfants. Souvent, l’adulte pervers fait pression sur sa victime en lui disant: «Tu es ma préférée», «C’est notre secret» ou encore «Si tu en parles, je tue ta maman.» C’est très difficile pour un enfant de dévoiler cette horreur. Il doit dépasser l’état de sidération et la peur pour parler. Il a besoin d’être entendu.

En second lieu, il faut être au clair avec sa propre sexualité. Si on a soi-même subi des violences ou si on sent en soi des pulsions incestueuses ou pédophiles, une thérapie est indispensable pour rester un parent sain et adéquat. Si on est le conjoint d’un tel parent, il est temps d’agir courageusement pour protéger son enfant.

Enfin, nous pouvons informer et outiller notre enfant contre ces violences dès la petite enfance. Il existe de bons livres de prévention pour aborder ce sujet (cf. recommandations ci-dessous). Nous pouvons parler du corps, des parties sexuées, de ce qui est approprié ou non, nommer ce qu’on peut montrer, toucher, regarder, laisser toucher de son corps et de celui de l’autre.

Des violences numériques

Aujourd’hui, la violence sexuelle se manifeste aussi fréquemment via des écrans. La pornographie brutale, le sexting, le cybersexe et toutes ces dérives sont accessibles en quelques clics, même par de jeunes mineurs. Ils doivent le savoir lorsqu’ils ont accès à internet.

L’enfant a besoin d’être averti de toutes ces dérives et de ce qu’il peut faire pour les éviter. Il apprendra à se protéger en disant «non», en s’éloignant ou en cherchant de l’aide vers d’autres personnes. S’il est violenté ou s’il est témoin de violences, il faut qu’il en parle avec un adulte de confiance.

Au vu de l’ampleur de ce type de violence dans la société, il est malheureusement bien possible que nous côtoyions une petite victime. Nous devons nommer, expliquer et accueillir le message de l’enfant et chercher de l’aide pour lui offrir protection, soins et reconstruction.

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