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Sortir des jeux de pouvoir entre frères et sœurs

Trois sœurs avec le sourire dans un jardin
© Getty Images
Des schémas de fonctionnement sont souvent présents tout au long de la vie des fratries. Ils sont parfois positifs, mais peuvent surtout être difficiles à vivre. Toutefois, un changement est possible.

Des frères et sœurs doivent régler la succession de leur père. Comment s’organiser? Dans ce type de cas, on peut souvent prévoir comment (ou si) la fratrie parviendra à un accord, puisque les frères et sœurs sont souvent bloqués dans une certaine dynamique fraternelle. Celle-ci leur est connue, même si elle est souvent inconsciente: c’est un retour des habitudes et des jeux de pouvoirs qui remontent à l’enfance.

La mosaïque fraternelle

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Selon la théorie des systèmes, le comportement d’une personne est toujours déterminé par le comportement d’une autre personne. De plus, les différences d’âge, de sexe et de tempérament construisent une mosaïque fraternelle dans laquelle chacun se place avec ses stratégies vis-à-vis des autres. Ces frères et sœurs qui ne se sont pas choisis ont chacun leur méthodologie de gestion de famille et cela peut parfois mener à des frictions.

Rappelons peut-être que même Jésus-Christ n’a pas eu une vie de famille très facile: les réactions de ses parents et de sa fratrie allaient d’un grand étonnement à l’impression qu’il était «fou» (Mc 3, 21). Si ses problèmes ne se mesurent pas à la même échelle que les nôtres, n’est-il pas réconfortant de savoir que Jésus a vécu les mêmes défis que nous?

Nous découvrir nous-mêmes et changer

Il se pose à présent la question de savoir quoi faire, puisqu’il est normal que la relation que nous entretenons avec notre fratrie nous influence et dure souvent toute une vie. Un changement de perspective s’impose: au lieu de vivre inconsciemment les mêmes schémas, nous pouvons prendre le temps de nous découvrir nous-mêmes, de questionner nos sentiments et de prendre du temps avec Dieu pour y réfléchir et agir en conséquence.

Il devient ainsi possible de changer – selon la formule «comprendre, se décider, agir» – non seulement sur le plan comportemental mais aussi sur les plans émotionnel et spirituel, en demandant ou en accueillant le pardon. Ce changement peut parfois se traduire par des gestes physiques, par exemple en se prenant dans les bras ou en pleurant, mais cela demande du travail et de la prière. Et parfois, les frères et sœurs (re)deviennent des amis, s’ils ne l’étaient pas déjà.

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