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Cinq questions à se poser avant d’investir

© Istockphoto
Près de trois-quarts des familles suisses rêvent de devenir propriétaires. 70% des Français en font l’objectif d’une vie. Acheter une maison n’est pas une mince affaire. Cinq questions à se poser avant un tout premier investissement.
David Métreau

«Quels sont vos objectifs?», telle est la première question que Christophe Gabriele, conseiller en gestion de patrimoine, près de Grenoble, pose à ses clients. S’agit-il de se construire un patrimoine et d’acquérir un bien d’investissement ou est-ce dans un objectif de jouissance?
«Le couple se doit d’être au clair. Des objectifs qui divergent peuvent mener à des ruptures. C’est le cas d’un couple qui s’était lancé dans la construction d’une maison. Une fois ce premier logement terminé, l’homme a démarré la construction d’autres maisons. Lui voulait devenir millionnaire quand elle voulait simplement fonder une famille», relate Christophe Gabriele. Le gestionnaire de patrimoine recommande de ne pas se lancer sans l’aide d’un professionnel.

Quel est votre statut matrimonial?

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Dans une société où les gens ont peur de s’engager et où le mariage n’est plus la norme, un achat immobilier se révèle encore plus engageant que des épousailles, assure le conseiller en gestion de patrimoine. «Charge au couple de communiquer sur les choses engageantes et de réfléchir au statut matrimonial. Il ne s’agit pas d’acheter son logement n’importe comment.» Dans le droit français, en cas de décès de l’un des conjoints d’un couple non marié et sans enfant, le survivant se retrouve en indivision avec sa belle-famille. «Un pacs ne rend pas héritier», rappelle Christophe Gabriele, qui encourage les couples à «verrouiller leur statut» par le mariage ou par un testament chez le notaire. Des choses lourdes auxquelles les jeunes couples ne pensent pas toujours au moment d’acheter leur premier bien.

Quelles sont vos capacités financières?

«Avant de commencer leurs recherches, je conseille aux couples de consulter un conseiller financier pour déterminer quelles sont leurs capacités réelles de financement», souligne Mirjam Martinez, directrice de l’agence immobilière RE/MAX Excellence, près de Lausanne.
Il ne s’agit pas uniquement de regarder les fonds propres, mais aussi les revenus. «Beaucoup de couples surestiment leurs capacités», note la directrice d’agence. «Avoir le regard d’un professionnel permet de faire le point sur la situation. Il faut que les salaires suivent. Cela évitera des déceptions.» Selon Christophe Gabriele, les couples ont trop souvent tendance à s’arrêter à leur capacité d’emprunt: «Or le calcul est faux. Il faut aussi prendre en compte la taxe foncière, l’assurance propriétaire, l’assurance emprunteur, etc.»
Mirjam Martinez abonde: «N’achetez rien au-dessus de vos moyens et pensez entretien, charges et frais annexes.» Christophe Gabriele conseille aux jeunes couples, qui souhaitent acquérir un bien immobilier, de simuler pendant quelques mois le fait qu’ils aient 900 francs/800 euros de loyer en plus, par exemple. «Si au bout de quelques mois, cette somme a facilement pu être épargnée, sans que le couple ne soit étranglé financièrement, cela est révélateur de sa capacité réelle à se lancer dans un projet immobilier.» Un bon moyen pour éviter d’être «idéaliste et dans la galère».

Quels sont vos besoins?

Les besoins individuels des acheteurs doivent toujours être au centre du projet, martèle Mirjam Martinez. Commence alors la recherche qui «doit être ciblée pour être efficace»: confort, localisation, proximité des commerces, présence d’extérieurs ou non… «Les préférences doivent être discutées en couple au préalable. Il faut bien prendre le temps pour réfléchir et ne pas s’arrêter au premier coup de cœur.» La directrice d’agence immobilière ajoute: «N’achetez pas trop petit et pensez que la famille va peut-être s’agrandir.»
En cas de coup de cœur, justement, Mirjam Martinez conseille au couple de revenir visiter le bien après deux ou trois nuits, à tête reposée. «Entourez-vous pour revisiter le logement, d’un expert, de la famille, d’amis. C’est important d’avoir un deuxième regard.»

Avez-vous un sentiment de paix?

Achetez seulement si vous avez un sentiment de paix, insiste enfin Mirjam Martinez. «Un achat immobilier est toujours très stressant. On peut se poser mille questions: est-ce le bon choix? Est-ce que je fais une bêtise? Au fond de vous, vous devez sentir que c’est juste d’avancer.»

Family 1_2021
Magazine Family

Article tiré du numéro Family 1/21 Février – Avril 2021

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