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Comment gérer l’hypersensibilité de mon enfant?

Vêtements qui piquent, pantalon qui serre, gêne permanente, énervement et bouderies, habiller votre enfant et gérer ses crises matinales, «mission impossible»? Et s’il était question d’hypersensibilité? Quelques pistes pour une adaptation optimale aux besoins des enfants.

L’hypersensibilité se reconnaît à l’intensité hors du commun ressentie par un enfant suite à un contact avec un stimulus sensoriel. Ce matin encore, Marie refuse de s’habiller: «J’veux pas le mettre, ça gratte!», «J’irai pas à l’école avec ce pantalon!» Sa maman ne se sent pas à la hauteur pour gérer ce qu’elle considère être un caprice. L’enfant exprime, par ces manifestations répétées, son hypersensibilité au toucher, au bruit ou aux odeurs. Parfois, le contact avec certaines matières de vêtements, une simple accolade chaleureuse ou le fait d’être touché est ressenti comme déplaisant et peut déclencher de fortes réactions. Les pleurs, les refus et les paroles d’un jeune enfant traduiront cette gêne exacerbée, source d’inconfort, de mauvaise humeur voire de douleurs. Une réaction émotionnelle parfois déroutante pour les parents.

Une solution: faire le tri

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Une première étape consiste souvent à enlever les étiquettes. Pour aller plus loin, il s’agit de vérifier la réaction de l’enfant à certains vêtements au jour le jour: s’il pleure ou s’énerve, si sa peau semble irritée, insister est inutile. Une solution pourrait être de placer ses vêtements dans un carton pour en faire don et ne garder que ceux qu’il supporte mieux. Enfin, l’on peut les ranger au fur et à mesure dans des paniers, en les différenciant, si possible, selon la sensation ressentie (doux, glissant, chaud, emmitouflant, léger, etc.). Cette méthode a par exemple permis d’apaiser la petite Marie. Le matin, les conflits ont cessé et Marie s’habille avec davantage de facilité.

Quand la gêne persiste, les mots que l’on utilise pour parler du problème sont à prendre en compte. Il est préférable d’éviter de juger l’enfant ou de le traiter de capricieux. Une parole apaisante aura davantage d’effet: «Tu es sensible, on va chercher une solution ensemble. Choisis autre chose, ça ira mieux.» Certaines méthodes non intrusives comme les massages doux, la manipulation de matières aux touchers différents peuvent habituer l’enfant et accroître sa flexibilité tactile.

Adapter l’environnement au bien-être de l’enfant

Pour l’hypersensibilité visuelle, liée à l’éclairage fluorescent et intense des salles de classe ou centres commerciaux, pourquoi ne pas l’habituer à des lunettes de soleil légèrement teintées ou une casquette, une visière pour un confort visuel y compris en intérieur? Les lunettes ont l’avantage de pouvoir être maintenues en accueil de petite enfance après concertation avec le médecin et les encadrants. A la maison, évitez de faire entrer brusquement la lumière dans la chambre au réveil.

Il en est de même pour les changements soudains d’amplitude de sons, de voix ou d’écrans. Concernant l’hypersensibilité auditive, les enfants touchés sont vivement incommodés par le bruit des appareils ménagers ou des lieux bruyants (réunions de famille, fêtes scolaires, etc.). N’hésitez pas à faire des pauses dans une pièce silencieuse, à proposer un casque anti-bruits ou des bouchons d’oreilles pour les plus grands, sur une période déterminée.

L’hypersensibilité n’est pas une fatalité qui gâche le quotidien. C’est une perception accrue des stimuli extérieurs. On peut aider son enfant à la gérer par des adaptations réfléchies, en amont de la crise.

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