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Doit-on les obliger?

La chronique Jérémie Lehmann, agriculteur de profession, papa de quatre enfants âgés de quatre à huit ans. Avec son épouse, ils sont impliqués comme animateurs jeunesse au Gospel Center d’Oron.
Jérémie Lehmann

Après une bonne journée passée à l’école et une fois les devoirs terminés, nous autres parents apprécions que nos enfants puissent s’aérer un moment à l’extérieur. Malheureusement aujourd’hui, la pluie est au rendez-vous.

«Tout le monde s’habille, on va se balader en forêt», s’écrie Sarah, mon épouse. Je vous laisse imaginer les réponses et la moue des enfants: «Ah non, il pleut. J’ai pas envie. Je suis fatigué, etc.» «Mais vous verrez, prendre l’air nous fera du bien!», rétorque maman. Et rebelote: «Oui mais…»

Ma femme en arrive à cette fameuse question: faut-il les y obliger ou baisser les bras? Car honnêtement, ils ont bien raison: il pleut et le temps ne donne pas vraiment envie. Mais elle insiste au point qu’au bout de quelques minutes, nos quatre bambins se retrouvent dehors, équipés de la tête aux pieds.

C’est le départ. Certains sont ravis quand d’autres manifestent tout le contraire. Alors ils traînent des pieds et continuent de se plaindre. Mais plus le temps passe, plus la balade leur dévoile des surprises. «Tiens, une énorme fourmilière au bord du chemin! Elle semble avoir grandi depuis la dernière fois!» Un peu plus loin, à la lisière de la forêt, ils aperçoivent des chevreuils dans les champs. Les découvertes s’enchaînent les unes aux autres, au point que tous les enfants y compris l’aîné, pourtant le moins motivé, ne se lassent plus de les raconter sur le chemin du retour.

Alors, je les interroge: «Est-ce que maman a bien fait de vous y emmener?» «Mmh…» Pas de réponse audible, mais des regards et des sourires qui en disent long. «Bon, il est temps de rentrer manger.» «Ah non, pas tout de suite, on reste jouer dehors, c’est trop bien!»

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