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La sexualité entre rêve, désir et réalité

© Istockphoto
Il est des sujets de dialogue plus naturels que d’autres: l’organisation de la vie familiale, la répartition des tâches domestiques, l’éducation des enfants... Le sujet des préférences sexuelles l’est sans doute moins. Osons, et avec précision!

Dans ce domaine, les raccourcis pourraient laisser croire que la parole est inutile, puisque ce sont les corps «qui parlent». La parole reviendrait à casser une certaine magie liée au non-dit justement et irait à l’encontre de la spontanéité. Et pourtant, nombre de couples en ont fait l’expérience: la parole échangée est susceptible d’ouvrir de nouveaux horizons.

Dépeindre son paysage sexuel

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Parler de ce que chacun aime ou pas suppose déjà connaître un peu son «moi sexuel», avant de pouvoir le partager à l’autre. Au fond, qu’est-ce que j’aime dans les moments d’intimité? Est-ce qu’il y a des parties de mon corps plus sensibles que d’autres? Est-ce qu’il y a des gestes et des paroles que j’apprécie particulièrement? Qu’est-ce qui favorise mon plaisir, mon orgasme? Une certaine ambiance, tamisée ou musicale, un rendez-vous posé à l’avance ou au contraire une initiative tout à fait spontanée, certains fantasmes? Est-ce que j’aime prendre l’initiative ou bien est-ce que je préfère que cela vienne de l’autre? Quel est mon rythme? Et puis, bien sûr, qu’est-ce qui me «coupe» toute envie d’intimité, qu’il s’agisse de tensions ou de disputes, de fatigue, de stress ou de problèmes de santé? Ce questionnement personnel peut aussi faire émerger un passé qui a laissé des traces, telle que des violences sexuelles, d’anciennes expériences amoureuses, la consommation de pornographie… que le conjoint ignore peut-être.

Arrive le moment d’exprimer à l’autre, petit à petit, ce qui caractérise ce «moi sexuel.» Car il ne s’agit pas, bien sûr, de tout dire, tout de suite. Il peut y avoir de la pudeur, de la gêne, la peur d’être jugé ou de choquer. L’échange peut se faire par étapes, en laissant du temps au temps et les paroles décanter. Il ne s’agit pas non plus de poser des injonctions, mais de partager peut-être simplement à l’autre un peu de son intimité, de son désir, de ses gênes et de ses rêves. L’autre peut alors exprimer ce qu’il ressent à l’écoute de ce «paysage sexuel» et être encouragé à dépeindre, à son tour et par petites touches, son propre «paysage sexuel».

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